Comment évoquer l’univers dans lequel vivaient mes grands-parents et arrière-grands-parents qui ont vu s’ouvrir le 20e siècle, sans parler du travail ?
Leurs histoires ont fait frémir. Ils y mettaient quelquefois un peu d’exagération mais, ce qui frappe surtout, c’est qu’ils retiraient du travail une immense fierté.
Il est vrai que pour le Belge du 19e siècle qui ne bénéficie ni d’allocations familiales, ni d’assurance maladie, ni de retraite et qui a encore en mémoire les grandes épidémies de choléra, travailler c’est survivre au sens propre du terme. Il fallait donc travailler pour vivre. L’Eglise est catégorique : l’homme doit travailler pour échapper à la tentation.
Les prêtres faisaient observer à leurs paroissiens que Dieu en personne est le premier travailleur puisqu’il a construit le monde en six jours.
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